Même si plus de 70% des drones sont utilisés pour réaliser de la prise de vue aérienne, l’expression de besoins des donneurs d’ordre tend vers la spécificité.

A titre d’illustration, alors que la surveillance aérienne nécessite de parcourir de grandes distances linéaires avec un niveau de résolution plutôt faible, l’inspection d’ouvrage requerra pour sa part de pratiquer des vols géostationnaires avec un niveau de résolution très fin.

On le voit…L’accroissement exponentiel de l’utilisation de drones va forcer le prestataire de service du futur de se différentier au travers d’une offre de service alliant : (i) Une maitrise technique spécifique du télépilote ; (ii) Des équipements de prise de vue aux caractéristiques techniques très pointues (caméra thermique, caméra 8K, caméra ultra spectrale, etc.) ; et (iii) Des vecteurs adaptés à un typologie de mission particulière. Ce post vous brosse en quelques mots les critères à prendre en compte pour sélectionner le vecteur le plus adapté à votre offre et vous permettre de répondre au plus près des besoins des donneurs d’ordre.

Vers des missions particulières de plus en plus pointues

De plus en plus de grands-groupes se sont convertis à l’utilisation de drones pour accomplir certaines missions : contrôle d’élagage, inspection d’ouvrage à des fins de maintenance préventive, surveillance, livraison de colis, etc.

Ces missions nécessitent de plus en plus souvent (pour être optimisée d’un point de vue organisationnel) de la navigation hors vue à plus de 1 000 mètres. Ces dernières peuvent être scindées en deux :

  • Celles suivant régulièrement le même plan de vol (on en relève de plus en plus)

D’un point de vue opérationnel, l’exploitant de drones peut ici déposer un dossier sécurité auprès de la DGAC sollicitant la mise en œuvre de scénarios spécifiques.

En s’affranchissant notamment de la contrainte de poids de 2 Kg, il peut adapter le vecteur à la typologie exacte de la mission en termes de : (i) Autonomie de vol, (ii) Poids des équipements de prise de vues ; (iii) Altitude de vol ; etc.

  • Celles relevant systématiquement d’un plan de vol particulier

D’un point de vue opérationnel, ces missions relèvent à l’heure actuelle obligatoirement de scénarios de type S2 et/ou S4. Le choix du vecteur devient alors beaucoup plus limité, ce dernier devant généralement peser moins de 2 kg.

Des équipements de prise de vue (image et/ou vidéo) de plus en plus perfectionnés

Les équipements (vecteur, périphériques de prise de vue) utilisés par un exploitant de drones sont très onéreux. Afin d’amortir ces investissements, ce dernier acquière souvent un vecteur multi-missions pouvant indifféremment exploiter, via sa nacelle, plusieurs types de caméras.

Or, ces dernières, de plus en plus perfectionnées, sont aussi de plus en plus lourdes. A titre de comparaison, nous avons estimé ci-après le poids de quelques types de caméra : caméra usuelle (40 g.) ; caméra thermique (100 g.) ; caméra 8K (200 g.) ; caméra ultra spectrale (au minimum 400 g.) ; etc.

Dans le cadre de scénario S2 / S4, l’exploitant doit alors assumer une baisse de l’autonomie de vol du vecteur, ce qui le force à multiplier le nombre de vols et réduit de facto sa rentabilité.

Alors quels critères doivent être pris en compte ?

Avant de choisir son vecteur, l’exploitant de drones doit donc tout d’abord cibler précisément le type de missions qu’il sera amené à réaliser. Cette expression de besoins lui permettra de valider :

  • Le poids total (vecteur, nacelle, périphérique de prise de vue) maximal autorisé ;
  • Le type de drones : aéronefs captifs, voilure fixe, voilure tournante, etc.
  • La charge utile disponible du drone ;
  • La puissance du drone (que l’on pourra mesurer par rapport à son autonomie de vol)